Démocratiser le travail : conjuguer satisfaction des salariés, sauvegarde de l'emploi et responsabilité sociale des entreprises

La reconnaissance au travail constitue un besoin essentiel pour l’individu même si le travail comporte nécessairement par nature une part d’aliénation. L’économie de l’immatériel favorise en principe l’autonomie des travailleurs mais la technicisation croissante des tâches et la bureaucratisation liée aux exigences de reporting des entreprises, elles-mêmes liées à la financiarisation des entreprises, sont des phénomènes qui s’opposent à cette autonomie. Tout autant que la tradition française d’un management autoritaire fondé sur la bureaucratie administrative. La frustration des salariés résulte aussi d’une concentration de la production chez une poignée de spécialistes « sous pression » tandis que les postes purement administratifs perçus comme « inutiles » par ceux-là mêmes qui les occupent sont pléthores. Enfin, le manque de sens au travail causé par un manque d’éthique d’entreprises souvent tournées vers la recherche du profit à court terme, conduisent à un désenchantement du monde du travail. Ce désenchantement est notable chez les cadres, « responsables, mais sans pouvoir » d’une stratégie d’entreprise qui leur échappe.

La satisfaction au travail est donc essentielle, mais aujourd’hui frustrée. Une société davantage tournée vers la production « réelle » plutôt que l’immatériel, un management plus participatif, apte à récompenser le mérite professionnel et à recréer des solidarités entre les salariés, le contrôle de la responsabilité sociétale des entreprises, sont les déterminants de la satisfaction au travail, mais aussi de l’efficacité économique.

 

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